Victimes de la Traite et personnes sans-abri : elles ont besoin de nous !

Victimes de la traite ou sans-abri, ces hommes et ces femmes, confrontés à la violence de la rue au quotidien, stigmatisés, rejetés ou ignorés ont besoin qu’on leur tende la main.

Pour les aider, la Fondation Notre Dame a choisi de soutenir aujourd’hui plusieurs initiatives portées par des associations. Certaines concernant les victimes de la Traite visent à détecter et rencontrer ces personnes pour les mettre en sécurité mais aussi les aider à se reconstruire et à sortir de ces réseaux de prostitution dont elles sont prisonnières.

Les projets en faveur des sans-abri ont pour objectif de créer une bagagerie mais aussi leur offrir une adresse postale pour pouvoir exister ou encore un appartement « passerelle » pour pouvoir avoir un toit, souffler puis rebondir.

Secourir les victimes des réseaux de traite

On leur avait promis des études ou un travail en Europe… mais tout n’était que mensonge. Vendues à des réseaux de traite, contraintes à se prostituer, ces femmes – parfois tout juste adolescentes – se trouvent réduites en esclavage. Avec votre aide, elles peuvent échapper à leur situation et entrevoir un autre avenir.

repas partagé

Protéger, sécuriser ces femmes en danger

Le foyer AFJ est le seul foyer en France qui accueille les victimes de la traite. Sa priorité : mettre ces jeunes femmes en sécurité, à l’abri des réseaux.
Dans cette maison, où elles demeureront plusieurs mois, ces femmes en détresse bénéficient d’un soutien médical, psychologique et social. Ce foyer – qui peut héberger 15 femmes – nécessite aujourd’hui quelques travaux de réparation. En effet, l’une des salles de bain a été très endommagée par des fuites d’eau dues à un réseau de plomberie vétuste. L’AFJ a aussi besoin d’acheter quatre armoires, des couettes et des vêtements d’hiver pour ces jeunes femmes, qui arrivent ici dans l’urgence et souvent sans aucune affaire personnelle.

Ateliers au Foyer AFJ
Avec 7000 euros

Prévoir, organiser de nouvelles tournées-rues

Les tournées-rues sont au cœur de l’action des Captifs. Qu’elles visent des personnes sans abri ou en situation de prostitution, la démarche est la même ; aller à la rencontre de l’autre « les mains nues ». L’objectif est simple : gagner peu à peu la confiance de ces personnes pour qu’elles viennent dans les centres d’accueil où elles pourront être aidées.
Le Bois de Boulogne Sud est devenu un nouveau lieu de prostitution. Une maraude doit donc être organisée dans ce secteur, jusqu’à présent non couvert. Des équipes de bénévoles et travailleurs sociaux vont se relayer chaque semaine pour effectuer deux tournées-rues à pied et quatre autres en camion.

Avec 40 000 euros

« La prostitution est un travail inhumain. C’est très dangereux, ta vie ne tient qu’à un fil. Parfois tu ne sais pas si tu seras encore en vie les trente prochaines minutes. Je voudrais pouvoir trouver une stabilité et redevenir moi-même. »

Esther – Victime d’un réseau de traite nigérian

Accompagner, aider à sortir de la prostitution

L’an dernier, l’accueil Sainte-Rita recevait encore peu de monde. Grâce aux tournées-rues, beaucoup de femmes, victimes de la traite, viennent ici aujourd’hui. Chaque semaine, on y cuisine et on y partage un repas que les femmes précèdent toujours d’un bénédicité. Elles peuvent aussi participer à des ateliers de français, d’initiation à l’informatique et d’art.
Dans une ambiance familiale, véritable coupure avec le quotidien violent de la rue, ces jeunes femmes reprennent peu à peu confiance en elles. Elles se redécouvrent et s’autorisent enfin à imaginer puis à croire qu’une autre vie est possible. A ce moment là, un parcours de sortie de prostitution est mis en place.

Sabrina
Avec 30 000 euros
Bouton de don

Tendre la main aux personnes sans abri

Ils n’ont plus de toit, plus de droits. Ce sont les « sans-voix », les invisibles, les exclus… des hommes et des femmes qui ont tout perdu et se retrouvent à la rue. Méprisés ou ignorés, la rue les enferme chaque jour un peu plus dans un isolement total. Grâce à vous, ces personnes peuvent espérer en des lendemains meilleurs… croire en une nouvelle vie.

Posséder une adresse pour pouvoir exister

L’association Jean Merlin tend la main depuis 30 ans aux personnes sans domicile fixe. Elle leur offre, entre autre, une domiciliation, c’est à dire une adresse postale. Et cela peut tout changer ! Posséder une adresse, c’est pouvoir entreprendre des démarches pour bénéficier d’une aide sociale, trouver un logement, chercher un emploi… envoyer et recevoir du courrier. Avoir une adresse, c’est exister. L’association doit gérer un nombre de dossiers très important, beaucoup de personnes du 18e mais aussi des 19e et 20e arrondissements s’adressant à elle. A chacune des trois permanences hebdomadaires, ce sont plus de 200 personnes accueillies, renseignées, conseillées. Pour faire face à ses dépenses courantes et renouveler certains équipements bureautiques devenus obsolètes, l’association a besoin de notre aide.

Association Jean Merlin
Avec 9000 euros

Pouvoir déposer son sac, parler, c’est vital

Lors des travaux de rénovation dans l’église Saint François-Xavier (7e), le curé a souhaité créer une bagagerie pour les sans-abri du quartier et a confié cette mission à l’association Entraide Sourire SFX.
Mais cette bagagerie – ouverte 3 jours par semaine, de 7h à 9h et de 18h30 à 20h30 – ne se réduit pas à 15 casiers, installés dans un local sécurisé. Les personnes accueillies pourront se changer, prendre une douche, y laver et sécher leurs vêtements… et, bien sûr, s’asseoir autour d’un café pour parler et échanger avec les bénévoles et les autres usagers. Un ordinateur sera aussi mis à leur disposition pour accéder à internet, échanger des mails avec l’administration ou des connaissances.

Bagagrie SFX
Avec 7000 euros

Offrir un toit à une famille en détresse

Les appartements « passerelle », gérés par l’association Sainte-Geneviève, sont destinés aux familles en grande précarité. Ces logements de transition, à loyer très réduit, sont un tremplin vers la réinsertion. Les familles sélectionnées, y restent en moyenne trois ans, le temps de retrouver, avec l’aide d’une assistante sociale, une stabilité, un emploi.
Aujourd’hui, un trois pièces de 49 m² s’est libéré. Un couple avec deux enfants de 2 et 5 ans, logé en hôtel d’urgence, va pouvoir y habiter. Le père travaille et la mère souhaite suivre une formation pour trouver, elle aussi, un travail et compléter les maigres revenus de la famille.
Pour les accueillir dans cet « appartement passerelle », quelques achats électroménagers et mobiliers ainsi que des petits travaux de réfection sont indispensables.

Appartement de l'association Sainte-Geneviève
Avec 3500 euros

« Atteinte d’une maladie chronique grave qui menaçait ma vie, j’ai dû quitter la Guinée pour me faire soigner en France. Grâce à la domiciliation fournie par l’association, j’ai pu obtenir l’AME et une carte de séjour pour soins. Aujourd’hui, je suis toujours soignée à Bichat mais ma santé me permet de suivre un stage de formation en vente. Bientôt je pourrai peut-être travailler, quitter mon foyer d’hébergement et trouver un vrai petit logement. »

Linda – Aidée dans ses démarches par Solidarité Jean Merlin

Bouton de don
fonds d'urgence

A Paris, chaque année, des hommes et des femmes se retrouvent acculés, au bord du gouffre. Perte d’emploi, accident ou drame familial, factures impayées, frais de santé trop coûteux… Les histoires sont multiples mais les causes toujours désespérées.
Nous agissons vite pour débloquer des fonds sous 5 jours, pour éviter le pire.

Quand il faut agir vite, pour éviter le pire !

Même un coup de pouce parfois modeste, peut tout changer ! Pour Jean-Pierre , retraité de 69 ans, ce fut le cas.

Après avoir travaillé 45 ans comme électricien à Orléans, Jean-Pierre décide de venir à Paris. Mais sa petite retraite ne lui permet pas de trouver un vrai logement. Durant cinq ans, il va vivre dans une chambre d’hôtel du 20e. Mais fin 2017, les tarifs de celui-ci augmentent. Cela devient trop cher pour Jean-Pierre qui ne sait plus où dormir. Non prioritaire pour la ville de Paris, il sera hébergé plusieurs mois par la paroisse Notre-Dame des Champs avant de se voir proposer un logement par les Petits Frères des Pauvres. Jean-Pierre est heureux mais il ne possède ni draps, ni linge de toilette, ni vaisselle pour s’installer. Le Fonds d’Urgence lui a versé les 200 € dont il avait besoin pour acheter l’essentiel.

Beaucoup d’autres comme lui, solliciteront notre aide d’urgence cette année. Pour reconstituer ce fonds et répondre à leur appel, la Fondation Notre Dame a besoin de 40 000 € .

Photos : FND © DR, FND-LE, Aux Captifs, La Libération / Géraud Bosman