Un diplôme pour les migrants

Dimanche 27 septembre a lieu la 106ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié (JMMR). Le message de cette année – « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer » – reflète l’engagement multiple de la Fondation Notre Dame auprès des associations qui les prennent en charge à Paris. Des projets qui mettent la personne humaine au cœur de l’action comme à Notre-Dame de Tanger (19e) où de jeunes migrants ont obtenu leur bac cette année.

L’association Solidarité Notre-Dame de Tanger a pour mission d’accueillir, d’aider et d’accompagner les réfugiés du quartier de Stalingrad en situation de grande précarité matérielle et psychologique. Ecoute, aide aux démarches administratives, cours de français et d’alphabétisation, consultations de médecine générale et psychologiques, repas chauds (trois fois par semaine), distribution de colis alimentaire et accompagnement de femmes enceintes sont les actions mises en place pour les aider.

Face à l’afflux de mineurs et de très jeunes gens isolés, l’association en aide certains à suivre une scolarité depuis 2018. Pour l’année 2019/2020, l’association prend en charge 21 enfants et jeunes âgés de 3 ans à 26 ans.

Une année de travail couronnée de succès

Cette année, cinq jeunes ont obtenu un diplôme dont deux avec la mention bien ; un BEPro, un BEPC et trois CAP. À noter également de bons résultats pour les épreuves anticipées du Bac et l’obtention de cartes de séjour. Une scolarité perturbée par les grèves de l’automne et le confinement du printemps qui donne une saveur toute particulière à cette belle réussite.

Cinq histoires et autant de parcours de vie :

Alassane Koné est arrivé en France en 2016. C’est Porte de la Chapelle (18e) qu’on lui a parlé de l’association. Après avoir suivi des cours de rattrapage et passé un test de niveau, il a pu intégrer une école grâce à l’appui de monseigneur de Sinéty. Les grèves et le confinement ont pesé sur l’année de son diplôme d’autant qu’il n’avait pas de connexion internet pour travailler à distance.

 

André Souhouna est arrivé en France en février 2018. C’est par l’intermédiaire d’un avocat qu’il a fait la connaissance de sœur Marie Jo. Il a passé l’année 2019 dans un établissement du 10e arrondissement. Lui aussi a été très impacté par les grèves ; le jeune homme se levait à 6h pour aller à l’école.

Cela fait déjà presque trois ans que Thomas Alex Bahoumbekin vit en France. Au début seulement bénévole à l’association, il a finalement repris sa scolarité. Une décision qui lui permet aujourd’hui de brandir fièrement son diplôme du Bac. Il vise désormais l’obtention d’un BTS SIO (Services informatique aux Organisations).

 

Moustapha Toure habite Paris depuis trois ans. Après avoir fréquenté plusieurs associations humanitaires, il a finalement pris contact avec Notre-Dame de Tanger où il a pu suivre des cours de mise à niveau. Cette année il a obtenu son BEP.

 

Sekouba Diakhaby, lui, a trouvé refuge en France il y a quatre ans. Après une première demande d’asile rejetée, il a pris contact avec l’association. Il a également reçu la bonne nouvelle de son Bac en juin dernier.

Écoutez la présentation de l’association par sa responsable :

Nous leur offrons d’abord un accueil intégral en prenant en compte toute la personne qui est devant nous.

Sœur Marie-Jo, responsable de l’association