Fonds d'urgence « Mains ouvertes »
Créé en 2009, le Fonds d’Urgence « Mains ouvertes », doté de 150 000 euros, a pour objectif de répondre aux situations de détresse extrême. L’efficacité de ce dispositif réside dans la rapidité avec laquelle les dossiers sont examinés et traités : dans 80 % des cas, l’aide attendue est débloquée en moins de 5 jours, évitant ainsi souvent des drames.
Porter secours avant qu’il ne soit trop tard

Le Fonds d’Urgence « Mains Ouvertes » est, en général, la dernière « bouée de sauvetage » pour celles et ceux qui se sont peu à peu enfoncés dans les difficultés et se retrouvent un jour dans une situation inextricable, au bord du gouffre.
Cette demande d’aide – qui peut aller de 100 € à 3 000 € maximum – est toujours présentée par une association accompagnant la personne.
Les cas de figure, les profils et les histoires sont diverses mais la nécessité est pour tous la même : obtenir une aide en urgence pour ne pas basculer dans une trop grande précarité. Cette aide d’urgence concerne aussi bien des personnes isolées – jeunes ou âgées – que des familles monoparentales ou classiques en grande difficulté, des personnes sans-abri ou réfugiées.
Elle permet souvent, dans un moment délicat, d’éviter la spirale de l’endettement, une expulsion, ou encore de rendre possible le recours à un soin de santé indispensable.
Comment ça marche ?
L’association accompagnant la personne ou la famille remplit un formulaire en ligne et transmet les justificatifs sur la situation requérant une intervention d’urgence. La Fondation Notre Dame examine la demande et décide de l’aide à attribuer.
La réponse est transmise à l’association sous 5 jours ouvrés. L’association s’engage, quant à elle, à apporter l’aide requise et à rendre compte, dans un délai de 3 mois, de l’affectation des fonds reçus et de l’évolution de la situation de la personne ou de la famille en détresse.
Un vrai soulagement !
J’étais la seule à subvenir aux besoins de ma famille. Avec la baisse de nos ressources, toute dépense était pour moi source d’angoisse. Je craignais de ne pas avoir assez pour tenir le mois. Grâce à vous, cette angoisse s’est évanouie. Ma famille peut non seulement manger à sa faim mais aussi s’acheter des produits d’hygiène et bien d’autres choses encore. Après l’obtention de mon diplôme, lorsque j’aurai un emploi, je n’hésiterai pas une seule seconde à porter votre voix et à soutenir vos beaux projets car je sais ce qu’éprouvent les personnes à qui vous tendez la main. Merci !
Un exemple concret : une expulsion évitée en quelques jours
Le service Entraide reçoit un e-mail d’Antonin, travailleur social de Wake Up Café, au sujet de Jérôme. Ancien détenu, Jérôme est hébergé depuis huit mois dans un appart’hôtel. Jusqu’ici, son loyer a toujours été réglé sans retard.
Quelques jours plus tôt, Jérôme a subi une opération qu’il a dû avancer financièrement. L’indemnisation de sa mutuelle n’étant pas encore arrivée, ses comptes sont à sec. Le paiement du mois de janvier est pourtant exigé. À défaut, l’expulsion est immédiate : pour ce type de logement, la trêve hivernale ne s’applique pas, alors même qu’il fait 5 °C dehors.
Après plusieurs demandes d’aides d’urgence restées sans réponse, la situation est examinée sans délai : la décision est prise. Antonin appelle Jérôme : le règlement sera effectué, l’expulsion n’aura pas lieu. Jérôme pourra rester et ne passera pas la fin d’année dans l’angoisse d’un lendemain sans toit.
Derrière cette issue, une chaîne de solidarité. Des équipes mobilisées, des partenaires engagés, capables de réagir rapidement. Et des donateurs, sans qui rien de tout cela ne serait possible.

Photos : FND © DR ; Pixabay