Quelles sont les différences entre l’ISF et l’IFI ?

ISF (Impôt sur la Fortune) et IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) se distinguent essentiellement par leur assiette. Alors que l’ISF portait sur tous les actifs des foyers fiscaux (mobiliers et immobiliers), l’IFI se limite au seul patrimoine immobilier.

En contrepartie, les dettes déductibles en vigueur pour l’ancien impôt disparaissent dans leur quasi-totalité et se limitent aujourd’hui aux dépenses :

  • d’acquisition de biens immobiliers (notamment les emprunts bancaires),
  • d’acquisition des parts ou actions imposables (au prorata de la valeur des actifs immobiliers taxables),
  • de réparation et d’entretien,
  • d’amélioration, de construction, de reconstruction ou d’agrandissement
  • d’imposition (notamment la taxe foncière)

L’IFI : un champ d’application plus restreint

Comme l’ISF, l’impôt sur la fortune immobilière porte sur l’ensemble du patrimoine immobilier non professionnel. En revanche, il exclut l’ensemble des actifs mobiliers, comme l’épargne non réglementée (comptes courants, livrets bancaires…), les placements financiers (PEE, PEA, comptes-titres, assurance-vie sauf pour la part investie en SCPI ou OPCI) ou encore les œuvres d’art et les bateaux de plaisance.

Restent ainsi concernés uniquement les biens immobiliers destinés à un usage non professionnel, c’est-à-dire non affectés à une activité économique. Ils regroupent les terrains, les biens bâtis et en construction, leurs dépendances, ainsi que les bâtiments classés monuments historiques. Ils concernent également les parts détenues auprès de sociétés d’investissement immobilières et les unités de compte d’assurance-vie affiliées à l’immobilier.

Moins d’abattements et de réductions pour l’IFI

Si les taux et seuils d’imposition restent inchangés entre ISF et IFI (avec 30 % d’abattement sur la valeur de la résidence principale), les dettes déductibles sont désormais plus limitées. Par ailleurs, l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux, la taxe d’habitation et les intérêts sur les crédits hors immobilier ne sont plus déductibles de l’assiette imposable.

Une fois l’impôt calculé, les investissements dans les PME ne font plus l’objet d’une réduction directe.

Seuls les dons effectués au profit d’organismes d’intérêt général comme La Fondation Notre Dame ouvrent droit à une réduction d’impôt de 75 % de leur montant, dans la limite de 50 000 euros (soit un don de 66 667 euros).